samedi 26 octobre 2013

Projet multimédia

Intentions prospectives
Enjeux et problématiques de l'atmosphère

L'atmosphère est devenue l'une des grandes problématiques de notre siècle. Elle focalise l'attention de tous les écologistes, mobilisés pour un fonctionnement durable dans la relation que l'Homme entretient avec son environnement. Le réchauffement climatique, accéléré par l'activité en grande partie industrielle, représente une menace grandissante pour l'équilibre naturelle. A ce problème angoissant s'ajoutent les pollutions et autres dommages que subissent la faune, la flore, les eaux et tout l'écosystème dont l'Homme fait partie.
Il est urgent de voir se manifester dans le rang des décideurs des engagements éthiques et responsables sur le long terme afin de rétablir un équilibre, devenu précaire. Nous constatons que les gestes d'ONG telles Greenpeace ou WWF -pour ne citer que les organisations internationales les plus fameuses- ainsi que les documentaires tel Un jour sur Terre d'Alastair Fothergill et Mark Linfield peuvent stimuler l'opinion publique et apporter une avancée dans le processus de prise de conscience et de mobilisation. 
Des espèces animales et végétales présentent une situation préoccupante quand à leur survie. C'est le cas de l'ours polaire, mammifère en voie d'extinction. Ce mammifère nous a interrogé de par bien des aspects, notamment éthiques. Nous abordons le cas particulier de cet animal car il fut l'objet d'une discussion internationale il y a quelques mois. En mars 2013, les Etats réunis pour la conférence de Bangkok à la CITES (convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction) ont rejeté la proposition des Etats-Unis et de la Russie d'interdire le commerce international de l'ours polaire et de ses parties, sous la pression du Canada. Conférence affligeante pour de nombreux défenseurs du mammifère.


Projet
Notre projet s'inscrit dans ce contexte. Nous nous sommes posé la question de l'engagement et de la communication sur des sujets aussi politiques que morales. Est-il encore utile de proposer une vision sur la tragédie de l'ours blanc ? Peut-être que la prise de parole est, au contraire, d'une importance stratégique en ce moment même. 
Notre volonté de partager notre point de vue s'est traduite au travers d'un projet multimédia interactif. La notion de tactilité nous a intéressé dès le commencement. Le rapport du corps physique avec le support numérique peut présenter une efficacité et une immédiateté dans la compréhension d'un propos ainsi que dans l'implication du "regardeur" (et dans ce cas de l'acteur). Véhiculer du sens au travers d'une proposition graphique et interactive peut nous amener à penser la manière de communiquer. Peut-être serait-ce au travers d'un projet non pas politique et révolutionnaire mais d'un projet empreint d'une poésie singulière. Nous nous sommes ainsi interrogé sur la manière dont notre projet pouvait atteindre sensiblement un public. 
Nous avons élaboré ce projet avec un principe de propagation graphique généré par l'interactivité. Ce geste pourrait déclencher une action numérique entraînant une évolution des formes. Nous aimerions que du sens soit crée dans le rapport que pourraient entretenir l'image, le son ainsi que le geste. L'acteur serait en présence d'un projet qu'il ne pourrait comprendre dans sa globalité mais qui se révélerait intelligible lorsqu'il entrerait en interaction avec celui-ci.
Les formes ne sont pas encore précisément définies. Le projet est en cours.

Croquis


mardi 21 mai 2013

Maeda

John Maeda est fascinant dans son approche expérimentale du support numérique. Il développe des images fortes dans leur aspect graphique mais aussi des protocoles de production d'image. Il est avant-guardiste dans son appréhension de l'image au travers d'un logiciel dont les possibilités restent à découvrir et à approfondir. Son travail foisonnant ne pouvait que correspondre à certaines de mes réflexions sur le rapport qu'une image analogique peut entretenir avec une image générée sous Processing.













                                                


                                               


                                               





Le passé - le temps du bilan

Je tente dans ce message d'expliciter la démarche sous-jacente à mes projets de graphisme. Depuis quelques mois, je pense le rapport que peut entretenir une image analogique avec une image générée sous un logiciel numérique, tel Processing. Une image analogique peut dialoguer avec une image de type numérique de façons multiples. Il est intéressant de comprendre en quoi une image analogique devient indispensable à l'identité d'une image numérique et vis versa. Ce qui importe est de créer une correspondance intelligente et non décorative de deux images.
En travaillant, j'ai essayé de découvrir comment je pouvais transformer une image par une autre dont la présence est minimal. En quoi une présence à peine perceptible pouvait se diffuser dans l'image et ainsi affecter l'autre visuel. Ce travail proche d'une certaine subtilité graphique me permettait de saisir les réseaux unissant les images ainsi que leur fonctionnement.
Je précise que mes images générées sous Processing avaient pour une part une forte tendance à l'orthogonalité, à la rigidité. Des trames de traits. Froid.
Mes images analogiques revêtaient un caractère plus doux, sensible et texturé.

Il était très intéressant d'expérimenter avec ces matériaux visuels.
Avec un contraste graphique assez fort, j'ai tenté d'unir visuellement les images.

J'aime à travailler sur deux plans:
-plastique dans un premier temps, avec des découpes, des collages, de la texturation...
-graphique sans un second temps, en établissant des dialogues et des disputes entre les visuels.
Ce travail en deux temps me permet d'introduire un aspect manuel et tangible à l'image définitive, empreinte d'un travail numérique. L'images commence à vivre de par des éléments plastiques et graphiques hétéroclites.

J'ai déjà posté de nombreuses expérimentations graphiques relatives à ce propos.
Par soucis de concision et d'efficacité, je préfère soustraire mes images au présent texte.

Mais qu'est-ce que ces derniers mois m'ont apporté?
Je dois dire que mes recherches sur le travail de composition, notamment au travers de la grille m'ont beaucoup apporté quand à l'appréhension de l'espace de la page et de la syntaxe régissant les éléments graphiques d'une image. Je suis intéressé par tous ces designers ne travaillant que sur le support de réflexion que constitue l'édition (designers papier). Mes investigations et mes recherches en relation à la typographie ont été également bénéfiques.

Quelques pistes de chemins de fer






La marche de l'ours

Ces images correspondent à un chemin de fer définitif, dont l'imposition est pensée à partir des correspondances formelles, chromatiques, toniques et dynamiques. J'ai joué avec les contrastes, omniprésents dans les compositions des doubles-pages, afin de construire un récit graphique intriguant et pertinent. Les éléments visuels étant similaires sur plusieurs pages (l'ours par exemple), le récit se complexifie, ce qui ne manqua pas de déterminer mes choix quant à l'imposition du livret..













mardi 7 mai 2013

Doubles-pages

Dans la série suivante, mon axe de recherche porte à nouveau sur le rapport qu'entretiennent les deux pages juxtaposées d'une double-page. Que se passe-t-il avec des formes pures mais également avec des formes analogiques? Voici un propos à approfondir.
J'ai cherché à confronter des zones de fortes tensions à des zones plus calmes et moins saturées graphiquement. Parfois, des zones chargées et saturées font face à des espaces de même nature. Il en résulte des visuels bien différents les uns des autres.
Il va sans dire que le trait est à l'honneur dans ces compositions.