dimanche 5 mai 2013
Atelier de production d'images graphiques et expérimentales
Mon présent travail repose sur un jeu graphique basé sur la contrainte de la double page.
Comment dynamiser une double page et comme la faire fonctionner en tant que double page.
Car les deux espaces qu'elle induit sont à la fois distincts et indissociables.
Il faut alors établir une communication entre les deux afin que des éléments se répondent et fassent vivre la double page. Je préfère préciser que le trait gris localisé à la moitié de l'image n'est qu'une simulation de pli (de la double page).
dimanche 7 avril 2013
Appareil référenciel
Ce post présente un échantillon de références qui portent à penser la coexistence de deux images différentes au sein d'un même visuel. Je vais commenter ce que je remarque de pertinent par rapport à mon projet.
Fang chen
Voici une image sans équivoque, destinée à lutter contre le sida. L'association du casque de guerre et du pénis trouble l'identification des éléments pour le moins hétéroclites. Bien que nous soyons dans un registre guerrier, les deux images fonctionnent de manière étonnamment harmonieuse.
Frieder Grindler
Jenufa est une image fonctionnant au contraire de l'image précédente. La photographie imprimée en fond perdu est rehaussé d'une touche de peinture contrastant ave la photographie de par ses couleur vives et lumineuses. Une tension se crée. La touche apporte un sens certain à l'image, une émotion singulière. Aucune volonté de trompe l'oeil est mise en place.
Bek, Bulent Erkmen
L'association de ce visage et de ce masque coloré n'est pas sans rappeler l'univers du théâtre grotesque.
Le visage apparaît nettement au niveau des récepteurs et se devine derrière la masse orange par un jeu de transparence. La forme du premier plan permet au visage d'exister. Néanmoins, le visage que l'on peine à reconstituer attire le regard de par son obstruction parcellaire.
Alexandra Noth et Megi Zumstein
Fantoche 07 se compose d'une image tramique et d'une image proche de la photographie (les yeux).
Ces deux petites billes (photographie)donne du sens à l'image. Elles nous permettent de distinguer la représentation du personnage. A nouveau, les petits éléments prennent une place importante dans l'élaboration et le fonctionnement de l'image.
Wasilewski et ses étudiants
Ces deux dessins dévoilent l'aspect factice de la première e ces images. On peut y constater que la tête du singe a été remplacé par celle d'un homme. Le sens a ainsi évolué, comme le souligne le jeu de mot : "évolution, révolution".
La moindre petite différence formel ou chromatique peut altérer le sens d'une image
Wasilewski et ses étudiants
Le contraste presque humoristique que génère l'apposition de ces deux dessins différent de par leur traité graphique crée une lecture intéressante de l'affiche.
Wasilewski et ses étudiants
Un simple collage de deux morceaux de papier jaune sur le visage de cette jeune femme suffit à créer une sorte d'étrangeté autour d'elle. L'image communique de manière efficace un ressenti visuel pour le moins intriguant. L'image est sobre et belle. Less is more.
Wasilewski et ses étudiants
Mais que verrions-nous si ces créatures volantes ne figuraient pas sur ce visuel? Nous pourrions penser à une affiche d'exposition présentant une collection de mécène ou bien à la présentation d'un personnage historique ou redécouvert, à l'image de Misia, reine de Paris comme de suggérait l'exposition organisée par le musée d'Orsay.
En réalité l'image communique autre chose, de l'ordre de la rêverie et du voyage. Ces éléments interagissent de manière irréversible avec la photographie, apportant une impression visuel certaine, bien que le sens reste abscond dans un un premier temps (peut-être aussi dans un second temps).
Thinkmule
Cet homme a l'air bien tourmenté. L'appropriation de la photographie par l'ajout d'un graphisme courbe et presque enfantin crée quelque chose de naif mais aussi de violent (amplifié par l'emploie du rouge ).
Le torse est également investi, transformant cet homme en un buste classique.
L'image fonctionne de manière efficace. Le rapport des couleur n'est pas sans rapport avec la pertinence de l'image.
Suunnittelutoi Misto Both, Timo Berry
Suunnittelutoi Misto Both et Timo Berry présente ici une image d'une rare sensibilité, due en grande partie à la douceur du visage de la journaliste Anna Polikovskaya.
La forme rouge centrée dans l'aplat noir du buste induit l'idée de tragédie, d'assassinat. Contrairement à d'autres images énigmatique d'un point de vu sémantique, celle-ci semble explicite.
Notons que la orme rouge est la seul couleur employé dans le visuel, ce qui rajoute une tension supplémentaire.
Rick Valicenti
Cette image fabriquée par Rick Valicenti témoigne d'un rapport intéressant entre l'image analogique et une image purement graphique. Bien que les traits soient fins ils provoquent un humour singulier dans l'association de lèvres féminines à un graphisme évoquant une pilosité masculine. Ce sens ne peut exister que par l'apposition de l'images tramique et graphique à l'image analogique.
Wasilewski et ses étudiants
Encore une image bien singulière. Nous nous trouvons encore une fois devant une photographie que le graphiste à modifier par l'apposition de deux découpes au niveau des yeux. Elle ne véhicule pas la même impression que la fois précédente (les yeux étaient symbolisés par de simples découpe jaunes et rondes.)
Il est intéressant de remarquer que les images sont souvent composées d'une photographie retouchée de manière sobre et efficace.
Afin de célébrer le retour de la célèbre série TV « Mad Men », les équipes du site Shutterstock ont imaginé les équivalences entre notre époque et celle de la série. Un phénomène et un style graphique décrypté à travers plusieurs éléments, objets et personnages, le tout dans une comparaison entre les années 1960 et 2013.
Cette association anachronique est particulièrement réussie et explicite d'un point de vu sémantique et graphique. Bien que ce principe de juxtaposition soit fréquent, cette image communique une idée claire, précise et efficace.
Aucune des deux images ne semblent dominer l'autre, d'où une certaine staticité.
Jean-François Rauzier est connu pour son travail graphique appelé "Hyperphoto".
Ce plasticien français a élaboré un travail sur la confrontation d'éléments divers, ne présentant aucun lien évident dans un premier temps.
Le jeu de proportion qu'il injecte dans son travail est empreint d'humour mais aussi de références (collages surréalistes). Je me permets de faire un lien entre Jean-François Rauzier et James Ensor.
Bien que l'on ne crois pas à la véridicité de ces images truquées, on ne peut être qu'admiratif devant la complexité de cette image.
samedi 6 avril 2013
Séries
Voici des expérimentations dont le principe s'explique par la confrontation d'une image analogique et d'une image générée sous Pocessing. Un texte accompagnera cette série d'image dans un prochain post.
Mes réflexion se sont portées sur la dominance d'une image par rapport à une autre, le sens qu'un image peut évoquer et ce en quoi elle peu transfigurer une autre image. En certaines occurrences une image fondue et devenue invisible demeure présente dans une zone de l'image et influence grandement le visuel obtenu. Même si cette image tend à disparaître, elle évoque une impression visuelle et détermine l'image. Je trouve ce phénomène fascinant dans une logique de communication subtile et implicite.
samedi 30 mars 2013
Processing vs image analogique
La génération d'images sous Processing est une activité ayant remis en question ma conception de l'image analogique. Les images que j'ai crée à partir de Processing ont un aspect non-manuel. Elles semblent n'avoir pu exister que par un algorithme.
Ces deux images sont une réflexion sur le mouvement que peut introduire une image de type Processing dans un contexte différent. Mais aussi la couleur. N'aurons-nous pas deux lectures ainsi que deux sens différents à la vision de deux images similaires formellement mais chomatiquement divergeantes ?
La première présente une saturation par rapport au rouge et induit une certaine violence dans l'image.
La deuxième déploie une myriade de couleurs douces et apaisantes. L'aspect sanguinaire est éludé.
On peut constater que les deux images sont fortement présentes. Aucune ne domine l'autre.
Voici une image où Processing n'est plus bien important (proportionnellement). L'image générée sous ce logiciel est visible au niveau de l'impact coloré que l'on peut percevoir sur un flanc de l'ours. Le graphisme évoquant une explosion ou un tire est un dessin. Il y a donc une photographie saturée sur laquelle est apposé un dessin complété d'une image Processing. Je pense que cette dernière trouve sa nécessité dans la relation qu'entretiennent la photographie et le dessin. Leur communication est quelque peu brutal et presque graphiquement trop différent pour que les deux éléments fonctionnent correctement. Cette image est une sorte de liaison graphique. L'intérêt de cette image réside peut-être dans le fait que la photographie s'efface devant les deux petits éléments lumineux. Le petit prend le pas sur le grand.
J'aimerai noter que le dessin possède un caractère rectiligne et que l'image Processing est courbe. Pourtant le passage de l'un à l'autre n'est pas choquant. Une expérimentation qui me permet de repenser la place des petits élément ainsi que leur importance dans une image.
Voila que Processing reparaît bien que discrètement. Ce qui m'intéresse avec ce visuel est l'interprétation que l'on peut faire du mélange des deux types d'images. Les petits impacts ponctuant le bas de l'image viennent suggérer l'idée de la chasse, du tire. Je pense que la petitesse de ces éléments ainsi que leur répétition introduisent un aspect graphique et sémantique intéressant.
Ici une perte d'information de l'image initiale est frappante. Les deux images viennent se confronter plutôt que de dialoguer. On peut aisément constater la différence entre cette image et celle du dessus.
Les deux images à égale importance de par leur force, leur impact visuel semblent lutter pour prendre le pas sur l'autre.
Ma pratique du dessin s'oriente vers un aspect plus sensible mais aussi plus rationnel en certain cas. Je m'intéresse au trait rectiligne et à la manière dont il peut former des trames et comment ces trames peuvent dialoguer avec un dessin constitué de lignes s'opposant à toute rationalité et ordonnancement.
Cette réflexion s'est naturellement prolongée lorsque j'ai découvert les images que l'on pouvait générer sous Processing.
La question est de savoir comment faire dialoguer une image générée sous Processing avec une image analogique.
J'ai essayer de rationaliser mon propos et de dégager des notions relatives à la communication que pouvait entretenir ces deux types d'images.
Par exemple une image générée sous Processing peut dominer l'image analogique et ainsi donner un sens singulier au visuel (et vis versa).
Mais l'image Processing peut donner une impression visuelle qui donnera sens à l'image et permettra à cette dernière de véhiculer un message.
Je note que l'aimerai proposer une série de visuels en relation avec la chasse à l'ours et ce qui s'ensuivit en France pour ne citer que la France.
Je poste ici une sélection d'expérimentations :
Ces deux images sont une réflexion sur le mouvement que peut introduire une image de type Processing dans un contexte différent. Mais aussi la couleur. N'aurons-nous pas deux lectures ainsi que deux sens différents à la vision de deux images similaires formellement mais chomatiquement divergeantes ?
La première présente une saturation par rapport au rouge et induit une certaine violence dans l'image.
La deuxième déploie une myriade de couleurs douces et apaisantes. L'aspect sanguinaire est éludé.
On peut constater que les deux images sont fortement présentes. Aucune ne domine l'autre.
Voici une image où Processing n'est plus bien important (proportionnellement). L'image générée sous ce logiciel est visible au niveau de l'impact coloré que l'on peut percevoir sur un flanc de l'ours. Le graphisme évoquant une explosion ou un tire est un dessin. Il y a donc une photographie saturée sur laquelle est apposé un dessin complété d'une image Processing. Je pense que cette dernière trouve sa nécessité dans la relation qu'entretiennent la photographie et le dessin. Leur communication est quelque peu brutal et presque graphiquement trop différent pour que les deux éléments fonctionnent correctement. Cette image est une sorte de liaison graphique. L'intérêt de cette image réside peut-être dans le fait que la photographie s'efface devant les deux petits éléments lumineux. Le petit prend le pas sur le grand.
J'aimerai noter que le dessin possède un caractère rectiligne et que l'image Processing est courbe. Pourtant le passage de l'un à l'autre n'est pas choquant. Une expérimentation qui me permet de repenser la place des petits élément ainsi que leur importance dans une image.
Voila que Processing reparaît bien que discrètement. Ce qui m'intéresse avec ce visuel est l'interprétation que l'on peut faire du mélange des deux types d'images. Les petits impacts ponctuant le bas de l'image viennent suggérer l'idée de la chasse, du tire. Je pense que la petitesse de ces éléments ainsi que leur répétition introduisent un aspect graphique et sémantique intéressant.
Les deux images à égale importance de par leur force, leur impact visuel semblent lutter pour prendre le pas sur l'autre.
Ce visuel est dominé par l'image analogique. Mais les couleur et l'impression visuelle finale est déterminée en partie par l'images générée sous Processing. Cette dernière influera sur le dessin jusqu'au grain du papier. Presque invisible mais déterminante pour l'aspect visuel final.
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